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Be My Wolf

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Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Sam 16 Fév - 13:01

Be my wolf…
Janvier 2000

    Les choses…se passent. Sans qu’on le veuille vraiment.
    Les choses…arrivent sans que l’on n’ait de contrôle dessus.
    Il me semble avoir bien peu de contrôle sur certaines choses ces derniers temps. L’humanité m’échappe totalement. Je n’ai plus envie d’être vraiment humaine. Simplement l’alpha suffit, après tout, c’est ce qu’ils attendent tous, que je ne sois que l’alpha. Ils ne m’ont jamais demandé plus, alors pourquoi essayer d’être plus. Dans la chaleur des draps, entourée par les corps féminins épuisés, je regarde d’un œil sans émotion le ciel qui se dessine au-dessus de moi. La neige va commencer à tomber, avec force, le temps est à la tempête. J’aime quand le temps est ainsi sombre…
    Je ne parviens pas à dormir. Les femelles épuisées sont parties depuis bien longtemps dans les bras d’un quelconque dieu du sommeil et moi…moi je vais encore subir une nouvelle insomnie.

    Je n’arrête pas en ce moment, je n’y arrive plus. Je n’arrive plus à trouver le sommeil et j’ai la sensation que cela m’échappera. Janvier touche à sa fin et je n’ai toujours pas revu Ambrosius. J’ai une sensation de perte au fond de moi, cette douleur se creuse de façon gigantesque, au fur et à mesure, devient un trou béant aux bords duquel je me tiens.
    Un pas, un seul et je pourrais aisément tomber.
    Je ne sais pas où est Thomas, je m’en fiche un peu, je ne sais pas où je suis moi-même de toutes façon. Dans la cuisine, je porte la tasse brûlante de thé à mes lèvres. Je regarde le monde à travers les vitres, en me demandant si je ne devrais pas abandonner cet endroit et aller vivre au sein de la falaise, délaisser complètement tout le reste. Je n’ai plus envie.
    Plus envie de jouer à l’humaine.
    Plus envie de croire que j’en suis une.
    Plus envie….

    Délaissant la tasse sur un rebord, je me dirige vers la porte, retirant de mon corps, le peignoir que je porte, le laissant tomber sur le sol. Ouvrant la fenêtre, je respire l’odeur de la nuit et de la neige qui tombe doucement, le froid vient mordiller ma chair sans réellement la tirailler. Je ferme les yeux.
    Nue face à la nature, les cheveux rouge sang retombant sur mes épaules, je souris.

    Un sourire heureux et calme. Quelques pas m’amènent au dehors, des mouvements légers, graciles, et je reste un instant là, sous le regard de la lune et de la neige, à sourire comme une imbécile. Bienheureuse.
    Je ne sais plus les soucis, je ne sens plus le monde humain, mais seulement celui animal et secret. Je ne sais plus les contraintes, tout au contraire, tout ce que j’ai, tout ce qu’il me reste, c’est ce monde, c’est tout ça. C’est ce qui me reste. La lune et la nature, ce monde silencieux de la nuit et mon corps semble sublimer par les rayons de la lune, totalement offerts à son regard.
    Les bras écartés, paumes et visage au ciel, je m’offre ainsi, à la lune, la peau lactée et striée de cicatrice se présente sans pudeur et sans honte, affirmation silencieuse que je lui appartiens, que je ne suis pas à qui que ce soit d’autre. Pas même à Lui.

    Et de cette danse silencieuse, ne reste que la forme d’un corps humain qui s’abandonne, libéré de toutes les chaînes qu’on voudrait lui mettre. Mais le visage se redresse vivement, un bruit, une odeur, quelqu’un aux alentours. Reculant d’un pas, sur la défensive, je scrute les alentours, me méfiant d’une quelconque présence, un grognement s’échappe de mes lèvres, et puis l’ombre se dessine. Doucement, lentement. Je recule.
    Le vent m’apporte son odeur.

    Je le fixe, recule, encore une fois avant de m’élancer en arrière, le corps endoloris par la douleur de la transformation, je m’élance à son opposé, vers la frontière….



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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Dim 17 Fév - 22:41




Elle était apparue, un peu comme un matin de noël. Féérique, éthérée, presque surréelle, sa peau brillant sous les rayons de lune presque comme de l’argent. Elle paraissait si irréelle, qu’Ambrosius crut un instant l’avoir rêvée. Qu’être resté si longtemps là, à couvert dans les bois, à fixer les lignes de sa demeure, avait rendu son rêve réel. En lui s’était tissée la honte de voir que ce n’était pas le frère qui observait la sœur. Mais le loup, la louve. C’était une évidence qui s’était imposée ces dernières semaines et contre laquelle il avait tenté de lutter, de toutes ses forces. Mais plus il essayait de l’oublier, plus leur nuit passés ensemble lui revenait. Les souvenirs lui arrivaient parfois sans qu’il s’y attende, au détour d’un geste quotidien. La chose était bien plus embarrassante lorsqu’il en venait à se soulager en pensant à ses formes, ses lèvres, ses mains, son…

Secouant la tête, il fit un pas en arrière. Il était incapable de dire pourquoi il était venu. Il l’était encore plus de pouvoir justifier être resté si longtemps dans le froid, d’avoir essayé de s’imprégner d’elle tout en rejetant la sensation de béatitude qu’il éprouvait alors. Il savait qu’elle n’avait pas froid, mais il aurait voulu la voir se lover à l’intérieur de son blouson, tout contre lui. Sentir son odeur, sentir simplement la chaleur de son corps contre le sien. Il se battait avec des démons irréels, des frustrations incomprises. Il souffrait d’un manque qu’il avait lui-même instauré. Mais la voir, c’était comme un coup au cœur qui bloquait sa respiration dans ses poumons, la sensation d’avoir ses jambes qui se dérobaient sous lui, l’envie de fuir alors même qu’il savait être ici chez lui.

« Fay ! » S’écria-t-il soudain, alors qu’elle l’avait vu et fuyait en sens inverse. Il s’élança à son tour, à travers l’épais sous-bois, se mouvant difficilement alors qu’il s’enfonçait dans la neige. Il éprouvait rapidement les limites de son corps d’homme, quand loup il aurait eu presque la sensation de ne pas effleurer le sol de ses pattes. Oui mais il était un homme. Et il chuta ainsi plusieurs fois, le nez dans la poudreuse, se relevant pour voir tout juste un éclair blanc fendre l’horizon et disparaître. Il était trempé, il avait les poumons en feu, le souffle coupé.

« Fay merde attends-moi ! » Un éclair lumineux le projeta soudain en arrière, fesses dans la neige et il comprit alors qu’il avait échappé de peu à un sort. Puissant, il avait détruit un tronc à quelques centimètres de lui, le réduisant en copeaux de bois. Un instant étourdi alors qu’il sentait la magie vibrer autour de lui, il appela encore la louve, la mettant en garde. Se redressant avec difficultés, il s’élança de nouveau, avec cette fois l’envie d’échapper à ses assaillants.

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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Lun 4 Mar - 19:59

La course est possessive, j’entends sa voix au loin, j’entends l’écho de sonorité grave, envoûtante, mais l’esprit accaparé par sa simple envie de fuir n’entends rien d’autre et c’est contrariée, têtue, que je m’élance, que je m’éloigne, que je grogne. Je ne veux pas l’entendre, je ne veux plus. Qu’a-t-il à me dire de toute façon ? Ne m’a-t-il pas dit assez de chose la dernière fois, assez de chose pour déchirer mon cœur, l’éparpiller sur le sol de ma demeure en me laissant seule avec cette douleur au fond de mon être ? Oui…il a assez dit de chose, bien assez…
Pourquoi vouloir reconstruire quoi que ce soit désormais ? Pourquoi vouloir faire ça ? Je ne sais pas, je ne le sais aucunement et je n’ai pas envie de tout cela, je n’ai envie de plus rien. Je sais que je me mens un peu, que je voudrais m’effondrer et pleurer, le frapper, le repousser, le faire tomber dans la neige en lui hurlant que je le déteste, désespérée parce que malheureuse d’aimer une personne qui ne veut pas cela.

Je l’ai dis, je l’ai décidé, je ne serais plus que la louve de la meute, je ne serais plus que l’alpha et quoi qu’il arrive, quoi qu’il m’en coûte, je ne changerais jamais cela. Je ne veux plus endurer ces sentiments d’humain qui me transpercent l’esprit, je ne veux plus.
Alors je cours, sans réellement prendre conscience de ma course, je cours, sans me retourner, sans désirer me retourner, sans savoir où aller, me dirigeant toujours tout droit, sans jamais vraiment comprendre ma course, sans jamais vraiment y trouver un sens, simplement fuir et puis…

Sentir dans le vent l’odeur d’un des chasseurs, reconnaître le parfum de l’un de ces femelles de malheur, deviner, juste à temps l’ombre qui me guette et sentir le contact brulant sur le pelage d’un sort qui a raté, mais qui, cependant a touché sa cible. Gémir, chuter, glisser le long de la pente, mordre, essayer et le voir, ce loup noir.
La douleur à la hanche qui n’est rien, regarder le loup, entendre les chuchotement, les moindres pas dans la neige, comprendre que l’on est plus vraiment sur son propre territoire, essayer de fuir, ne pas y parvenir, simplement se mettre à courir, dans la même direction, loin des assaillants, les entendre pester râler, sur leurs montures enchainées….

Mais courir, beaucoup, trop, sentir la douleur cingler la hanche, se cacher…



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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Mar 19 Mar - 19:56




Le deuxième éclair, deuxième sort, provoqua une dissonance étrange dans son esprit et son corps tout entier trembla d’une rage qui lui échappa en un hurlement féroce qui raisonna dans sa poitrine. Il se mit à courir plus vite, soudain plus agile, avec la sensation de ne faire qu’effleurer le sol. Rapidement il compta plus d’une dizaine d’assaillants qui s’étaient lancés à la poursuite de la louve blanche. Elle parvenait à les distancer, à ondoyer entre les sorts qu’ils lançaient mais malgré sa force il savait le combat inégal. Il suffisait d’un fléchissement, d’un essoufflement pour qu’ils prennent le dessus. Montée du tréfonds de son âme, la déchirure le laissa gourd.

Ses vêtements tombèrent comme des lambeaux à ses pieds, sa peau se déchira, laissant une fourrure sombre comme la nuit s’épanouir. Il sentit sa mâchoire se disloquer, ses crocs pousser, goût de fer dans la gueule. Il tomba à genoux. Il percevait maintenant avec plus d’acuité chacun de leurs agresseurs. L’odeur rance de leur peau sale, celle de leur monture, la puissance de leur magie qui le léchait. Campé sur ses deux pattes avant, il leva le museau en l’air et un hurlement terrifiant s’échappa de son poitrail, qui affola les chevaux qui se cabrèrent. En quelques poussées il était auprès de la louve qu’il poussa du museau pour qu’elle se relève. La brûlure qu’elle avait sur le côté, il la ressentait comme si la blessure avait été sienne. La folie s’empara de lui.

Pour une fois il n’y eut pas de différence de volonté entre lui et la bête. Il se dressa, ombre terrifiante devant les sorciers. Jamais il n’avait eu autant le goût du sang. Jamais les choses ne lui avaient semblées si juste qu’à l’instant où il déchira l’abdomen de celui qui avait lancé le sort sur sa louve. Sa louve. Un grondement s’échappa de la masse noire qu’il était, et fit déguerpir les derniers en manque de courage. Puis il se tourna vers elle, la fureur luisait dans ses prunelles sombres et il découvrait les crocs. Il les referma autour de sa nuque, l’obligeant à plier, alors qu’il grimpait sur son dos et s’abandonnait au besoin impérieux de la posséder.

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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Lun 25 Mar - 17:37

La douleur…
Elle porte sa présence magnifique sur mes chairs et je ne parviens pas à redresser mon corps, pas immédiatement. Je ne veux pas être à la merci de qui que ce soit, je ne veux pas être ainsi vaincue alors que l’esprit n’est que colère. Ils sont là, si près, trop près, et mon flan touché me bloque au sol, alors que j’essaie de me cacher, inutilement, je le sais. Ils me trouveront, ils me tueront, ils ne désirent que cela. Me tuer. Parce que je suis la louve alpha, parce que je suis la cheffe principale de cette meute, parce qu’ils croient pouvoir mettre à mal, un jour, ce monde, MON monde, sans que quiconque ne s’oppose. Maudits sorciers, sales sorciers…
J’essaye de rassembler la rage au fond de moi, pour qu’elle me donne les forces nécessaires mais face à tout cela, face à cette douleur…j’essaye. J’essaye, je chancelle sur mes pattes, je grogne, on me soutient. Il est là !

Ambrosius, en loup, furieux, plus que moi encore et je tiens sur mon corps avec difficulté. Sous l’apparence lupine, je me redresse, essaye de mordre une main qui s’approche de moi et puis l’odeur du sang qui se répand, le loup qui est furieux. Les assaillants qui succombent, la mort et ses odeurs pestilentielles qui foudroient l’air de son odeur.
Et puis…
La morsure à ma nuque, le corps qui se soumet, à quatre pattes, fourrure contre fourrure, la fuite des assaillants vaincus mais le loup qui vient et possède, la tentative de le repousser. L’humaine comme la louve qui cherchent à refuser, sans y parvenir, la possession, les souffles haletants, les animaux en communions. Ses mâchoires me blessent et je retombe sur la neige, un gémissement lupin plaintif, la fourrure qui quitte le corps, nue contre lui, humaine, une main sur ma chair en feu, ses bras autour de moi, l’impression d’être soumise, femelle, la colère.

Ses mots horribles me reviennent à l’esprit, je grogne, je repousse, je le rejette. Même si la peau tremble encore de sa possession, rapide, animale, je le repousse, dans un cri de rage et je titube. La chaleur naturelle de mon corps est cependant possessive, lutte contre la neige. Je ne sais pas s’il me suit, alors que je me redresse, humaine et que je cours, enfonçant mes jambes dans le manteau blanc glacé.

C’est à l’entrée d’une grotte solitaire que je tombe, m’engouffrant à l’intérieur, les yeux s’habituant vite à l’obscurité. Personne ne vit ici, pas d’humain, pas d’animal et je recule pour me retrouver à l’intérieur, tenant mon abdomen droit en rageant, pestant, grognant, furieuse. Je ne veux pas lui pardonner, pas cette fois, pas encore, pour être encore une fois rejetée. Non.
Des larmes coulent le long de mes joues, j’ai mal, autant physiquement que moralement et j’attends son ombre à l’entrée de la grotte, je jure, je peste, en sentant mes forces m’abandonner doucement. Je cligne des yeux, je vois mal, je ne vois plus, je sombre dans l’inconscience sans le vouloir, à bout de souffle…



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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Lun 25 Mar - 18:16



L’apaisement du corps et de l’esprit alors que le relâchement de l’instinct subvient. Le froid de la neige sur la peau, et très vite la chaleur de son corps contre le sien… De sa peau… Soudain arrachée dans un geignement plaintif et coléreux. Elle fuit et lui se tend et recherche ce contact brûlant. Elle se réfugie dans une grotte et il suit, passif et patient, se heurtant à son refus avec calme. La colère de la louve est méritée, c’est certain. Mais elle lui demande trop, trop vite. Il est difficile de lutter contre des idées profondément incrustées dans la chair au profit d’un instinct qui s’installe dans la lutte et qui se veut étouffer. Il n’est pas loup il est homme. Il n’est pas homme il est loup. Il ne sait plus, alors que dans son corps git l’envie de la posséder et de la faire plier. Encore.

Il arrive à ses côtés et elle est déjà inconsciente. Sa main caresse le ventre ferme, effleure la plaie et ses doigts se gorgent de sang. Il lèche le liquide carmin et grogne, sa voix d’homme prend les inflexions du loup, sa vitalité réveillée bat contre sa jambe. De nouveau la fourrure coule sur sa peau, ses dents s’allongent, ses os se tordent. Il promène sa truffe sur sa peau opaline, souffle chaud contre épiderme brûlant. La langue lèche la plaie avec application, s’égare sur la rondeur des seins, puis le corps musculeux et animal s’élance au dehors de la grotte. L’instinct le colle et le guide. La première bête lui échappe mais pas la seconde, une merveilleuse biche au ventre plein, à la cuisse grasse, qu’il tire jusqu’à l’intérieur du refuge. Qu’elle goûtera, la première. Une proie pour elle.

Puis il se couche contre le corps nu, recouvre la peau de son poil sombre, se love contre les courbes délicates, une patte passée autour des épaules. La truffe qui se gorge des accents délicats de l’épiderme, qui fouille la nuque de son impatience. Il geint ensuite, pour qu’elle ouvre les yeux. Viens jouer avec moi, semble-t-il implorer. Ouvre les yeux ma louve. Il se fait plus pressant, lèche le lobe de l’oreille et y grogne sa sérénade, pousse le menton du bout de la truffe et jappe quand les paupières cillent enfin. Le corps animal écrase et empêche la fuite. Tu es à moi, la louve.

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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Lun 25 Mar - 19:00

Le corps humain semble oppresser par la chaleur, la douleur. Dans les méandres du néant épuisé, il entend, son appel, ce jappement de loup qui supplierait presque que je revienne à la réalité. Je ne veux pas. L’esprit entêté que je possède n’a pas envie de céder, pas envie de revenir à lui. Pourquoi encore ? Je ne veux pas attendre pour lui donner quelque chose qu’il me jettera à la figure. La nuit passée hante mon esprit et je le hais pour cela. Je le hais car il m’a tout reproché, sans chercher à comprendre, m’insultant, me chassant, alors que je ne voulais pas que cela se passe ainsi. Non…je ne voulais pas. Je n’ai jamais désiré prendre tout cela, recevoir tout cela sans qu’il ait cédé lui aussi, sans qu’il se soit tout avoué. Mais j’espère quelque chose qui n’arrivera pas. J’espère quelque chose qui ne viendra pas. Pourquoi vouloir tout cela avec autant d’ardeur en sachant bien que de l’homme au loup, il y a un gouffre.

Sa langue rappe ma peau, je soupire, gémit, la masse animal m’étouffe. La masse animale me contraint. Je ne veux pas être contrainte, mais je ne lutte pas. Je me contente de gémir, plaintive, de grimacer, de souffler.

-Tu me fais mal…Je ne me transformerais pas en louve. Je ne deviendrais pas ce que je suis, je lui ferais l’affront. Oui. Tu me fais mal. Insistais-je alors avec plus de colère et de méchanceté dans la voix, grimaçant encore de douleur. Je ne veux pas. Je suis têtue, plus que lui ne le sera jamais. Je n’ai pas besoin de laisser ma peau se déchirer pour devenir louve, je suis déjà une louve sous cette apparence.

Le sol écorche la peau de mon dos, la plaie semble déjà cicatrisée, je grommelle encore une fois, plus violente cette fois-ci, je le repousse encore.

-Ne joues pas à ça avec moi ! Qu’il joue au loup, sans moi ! Je parviens à le faire glisser sur le côté, détournant mon visage. Je ne veux pas qu’il me voit pleurer. Je ne veux pas pleurer. L’envie est pourtant là, trop présente et je sens ma pupille se réchauffer plus que nécessaire. Je ne veux pas. Cela me rends hargneuse, furieuse.

Au fond de mon cœur comme de mon âme, il y a cette déchirure qui refuse de pardonner, pour l’instant encore, pour toujours peut-être. Je ne veux plus jouer, faire semblant, être déçue. Je ne veux pas ! Je refuse ! Je tiendrais. Je crois.
Je ne veux plus faire semblant, lui donner une part de moi qu’il me jettera à la figure, je ne veux plus rien faire, j’abandonne. J’abandonne, qu’il le sache, qu’il le comprenne. Je me redresse tant bien que mal, marchant lentement, cherchant dans l’obscurité de la grotte ce qui me sera nécessaire. J’ai chaud, déjà, encore, mais pas assez. Je rassemble, en m’étant assise au centre de la grotte des feuilles, des brindilles, un morceau épais d’une branche que le vent a porté là, quelques instants après, le feu.
Recroquevillée sur moi-même, toutes tentatives pour m’approcher est vaine, un regard suffit, je ne veux pas être si proche de lui. Si cela ne tenait qu’à moi, je serais déjà dehors à courir, loin, très loin de lui, réfugiée dans ma meute, lui qui ne voudrait pour rien au monde qu’ils sachent tous ce qu’il fait avec moi, protégée ainsi de la présence des miens. Oui…je voudrais. Mais dehors la tempête redouble, le froid s’engouffre peu dans la grotte, mais il arrive et je regarde le feu minuscule, recroquevillée.

-Je t’ai déjà dit de laisser agoniser les bêtes avant de les tuer. Pas un merci, rien et pourtant je regarde la biche avec avidité. J’ai faim. J’ai besoin de force. Redeviens ce que tu es va…au lieu de faire semblant d’être ce que tu seras jamais. Sale sorcier. Plus odieuse que moi, c’est impossible. Mais il y a un bon point dans l’histoire, je lui parle. Cela aurait été pire si j’étais restée silencieuse.

Les gestes tremblants, j’arrache un morceau de chair que je porte à mes lèvres, la viande crue entre les lèvres, je soupire en regardant le feu, la longue chevelure a désormais blanchie. Comme si elle refusait de dire que je joue à la sorcière. Regardant une pierre longue et longiligne, je regarde sa pointe qui se trouve sous le feu. La plaie se referma plus vite si….

J’attrape le morceau de caillou, les doigts pleins de sang, je ne lui laisse pas le temps de réagir que déjà j’applique sur la plaie la pierre brûlante et je retombe en arrière en hurlant, le souffle court, le corps tendu. Je lâche l’objet sur le sol, et souffle comme un bœuf, grimaçant, grognant, les dents serrés. Sous l’effet de la douleur, je me mets à rire, toute seul, ouvrant les yeux sur le plafond de l’endroit.

-Dans une heure, je me casse.

Un murmure inaudible ou presque pour moi-même. La plaie sera parfaite dans une heure ou deux et je pourrais quitter cet endroit sans lui laisser le temps de vouloir jouer à quoi que ce soit avec moi. Oui…



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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Lun 25 Mar - 19:47



Du poitrail monte un grondement. Ne me repousse pas la louve, alors que tout en toi m’appelle. Baissant le museau il la fixe de ses prunelles de feu, l’instinct en déroute, le poil dressé le long de sa colonne alors que son flanc bat d’impatience. Il suit de ses prunelles animales le moindre de ses gestes, la fuite loin de lui et cela lui arrache un autre sifflement outragé. Ne me fuis pas la louve, tu es à moi. La masse noire reste immobile mais tous ses muscles sont en alerte, tendus à l’extrême. Il attend, prédateur immobile, que sa proie se donne à lui. Sur sa fourrure s’attarde encore l’odeur de sa violente domination, elle fouraille dans ses entrailles comme un rappel vif. La louve, tu es mienne. Baissant le museau, ses griffes énormes lacèrent la tourbe grasse de la grotte alors qu’il se maintient immobile, qu’il n’attend qu’un geste pour s’élancer à ses côtés.

Il grogne alors qu’elle rejette sa chasse. C’est un cadeau la louve. La bête est morte et c’est bien tout ce qui compte. Ses pupilles deviennent une fente, alors qu’il l’observe manger du bout des lèvres. Et un nouveau grondement d’impatience le gagne. Mange donc et reprend des forces, semble-t-il lui dire mais elle n’en fait qu’à sa tête encore. Il bondit en avant alors que l’odeur de chair brûlée envahit l’espace de la petite caverne. Maudite femelle, il faut toujours qu’elle n’en fasse qu’à sa tête avec son maudit caractère. Il perçoit son souffle comme il percevrait un cri, sensible à tout ce qui émane d’elle et les pattes redeviennent mains alors qu’elles se referment autour de ses poignets et que son corps vient épouser le sien et qu’il plante deux pupilles azurées aux reflets assassins dans ses yeux.

« Tu partiras quand la tempête ce sera calmée. Et tu vas manger, au lieu de faire l’imbécile, pour reprendre des forces Fay. Ne te mets pas en danger parce que je suis un abruti. » Son regard s’était fait plus doux à mesure qu’il parlait. Il pouvait seulement sentir les battements de son cœur se calmer alors qu’elle lui montrait de toute sa splendide mauvaise humeur qu’elle était intacte. « Tu n’aurais pas dû fuir comme ça. J’ai eu peur pour toi. » Ma louve… Ils t’ont souillée ces infâmes êtres. Ma louve tu portes leur odeur sur toi et il ne devrait y avoir que la mienne. Ma louve…

« Et puis j’aimerais bien ne pas m’être gelé les couilles pour rien. »
Ma louve…

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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Lun 25 Mar - 20:29

Le loup éveille mes sens, son attitude, son air violent, possessif, mais…mais non! Non! Je ne veux pas, je ne veux rien. Pourquoi est-ce que tout est toujours si compliqué avec lui. Je ne demande rien, je ne veux rien, plus rien. Absolument plus rien. J’en ai assez, de lutter, de me battre, de le désirer, j’ai l’impression de le supplier de me vouloir, de m’aimer. Pourquoi ? Pourquoi ce n’est pas aussi simple. Parfois je regrette d’être une louve, mon âme, mon cœur voudrait être une simple sorcière, pour qu’il m’aime comme il en a aimé tant d’autre, mais quand je pense cela, je me hais. Je me hais totalement.
Je suis une louve ! Je suis régi par d’autres instincts, je ne peux pas vouloir cela, rien que pour lui. Je ne peux pas. J’ai envie de hurler, de pleurer, de me tordre et de le rouer de coup pour qu’il me haïsse vraiment, totalement, entièrement.

Je sens son corps sur le mien, encore. Comme la nuit d’avant. Son corps, son odeur, sa chaleur. Mes yeux supplient tout autre chose que ce que mon corps dit. Ils supplient sa force, son autorité alors que mes membres se contractent, se raidissent, que ma gorge grogne pour résister à l’assaut de son odeur. Cette odeur…
Elle ne veut pas me quitter quand elle me touche et je ne veux pas la perdre. Et là, il recommence, il la fait venir sur moi. Mon esprit n’est plus que confusion terrible. Rouage terrible d’une soif qui est en train de naître.

Je le regarde et souffle.

-Un Abruti…avec un grand A. Un immense A. Pourquoi ma voix devient sulfureuse, j’ai chaud. Trop chaud. Son regard est doux, son parfum est possessif. Tu es encore capable d’avoir peur pour moi ? Alors que je suis qu’une manipulatrice, une garce, que je ne cherche qu’à te faire devenir un monstre… Je ris suave, la gorge lascive, les yeux perdus un instant sur le plafond avant de revenir vers lui. Je souris, joueuse, moqueuse, capricieuse. Il y a moins d’un quart d’heure, elles n’étaient pas si gelées que cela. Même maintenant.

J’essaye de reprendre le droit sur mes poignets, peine perdue. Je soupire et grogne. Lutte un instant et soupire. Le corps se tends, autant pour essayer de s’échapper que d’inviter le sien à devenir fou. Pas ça…pas maintenant. Je porte mon regard sur lui.

-Si je promets de rester sage, ici, tu vas chercher du bois pour le feu…et je fais un peu cuire la biche. Je mange. La fièvre monte encore. Je ris doucement et souffle en le dévorant des yeux. Pas ça. Je mange et je reprends des forces et après…après on verra. Mais je suis sage, promis. Ma voix est langoureuse, suave. Je cherche à le séduire sans vraiment le vouloir. Qu’est-ce que j’y peux si mon corps devient lentement brûlant, pire qu’une flamme ? Là, en l’occurrence rien. Va te geler les couilles à l’entrée de la grotte, un peu de bois….je vais manger. Je lèche sa joue. En signe de résignation, plus lascive qu’il ne le faudrait, je ris encore. Allez…

Pourquoi c’est si facile de le pardonner ? Surtout quand les chaleurs possessives commencent leurs rouages. Qu’elles arrivent là, comme ça. Foutu nature. Je le repousse tout doucement cette fois-ci et je me redresse, assise, j’attrape le gibier, un morceau et le déchiquette en souriant. Simplement. Je lui souris, mutine, les yeux fiévreux, j’essaye de me tenir, pour combien de temps encore ? Je ne sais pas.

-Allez! Bouges tes couilles congelées. Je le pousse gentiment, dévorant la viande, le menton tâché de sang. Son odeur bouge sur mes chairs à chaque mouvement et la peau devient brûlante, je peux encore me concentrer, encore un peu, je pourrais peut-être essayer de m’en aller avant de ne plus arriver à me tenir. Avant que les chaleurs ne se mettent à me pousser à me jeter sur lui. Je détourne les yeux et ris encore en soufflant.

-Abruti avec un grand A. Pas de méchanceté dans cette phrase, juste de la tendresse. Allez bouge ton cul mon loup. Je t’en prie, je ne veux pas te perdre…laisses moi l’opportunité, juste….l’opportunité.



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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Lun 25 Mar - 21:15



« Je suis capable de plein de choses pour toi Fay… » Souffla Ambrosius, sa peau cherchant le contact de celle de la louve. Il imprime ses reins contre les siens, inconsciemment, alors qu’elle le taquine sur ses attributs. Ma louve, pense-t-il, ivre de son odeur sur elle, en elle. Il grogne en réponse alors qu’elle lutte pour libérer ses poignets. Il fait souvent preuve de force avec elle mais jamais de façon aussi suave, jamais par jeu. On dirait deux louveteaux qui se cherchent du bout du museau. Elle parle mais il ne comprend pas. Il a le besoin impérieux d’imprimer sa chair à la sienne. Ses rires l’embrasent, font courir un feu fou dans ses veines. Et il ne cherche même pas à lutter contre cette vague d’envie qui monte en lui tant elle lui semble naturelle. Il lèche sa joue, lui aussi, par jeu mais surtout par envie de s’approprier le goût de sa peau. Ce faisant il soupire à son oreille. Il n’a aucune envie de manger, ni de sortir de là. En vérité il n’a aucune envie de s’éloigner de sa peau.

Il semble manquer de toute volonté et c’est sans trop de mal qu’elle le repousse et l’envoi à l’entrée de la grotte. Vaincu, mais déchiré comme s’il lui manquait quelque chose, il regarde le spectacle délicieusement érotique qu’elle lui oppose en mangeant la viande. Il veut laper le sang sur son menton. Il sourit à ses taquineries, il gronde doucement à cette emprise qu’elle essaye d’avoir sur lui. Il fait un pas en avant, puis se fige. Cette fois un grondement impérieux monte en lui. La bête l’avait senti bien avant, et maintenant elle se fond dans ses membres, se lie à sa volonté. Elle sait.

« Fay. » C’est plus un grondement qu’un mot réellement.

Il fit volte-face, les pupilles dilatées, un souffle rauque soulevant son torse. Sifflement bestial qui s’échappait d’entre ses lippes. Il s’accroupit aux côtés de la louve, mordit son menton alors qu’il venait goûter la saveur du sang sur sa peau. Un courant électrique traversait ses membres. Il la saisit par les cheveux, l’obligeant à se retourner alors qu’il l’agrippait d’une main par les hanches et l’obligeait à se rapprocher de lui. Son odeur. Bon sang il ne sentait plus que son odeur. Suave. Langoureuse. Irrésistible. La tenant toujours par les cheveux, il introduit deux doigts dans son intimité avant de renifler l’odeur capiteuse répandue sur ses doigts. Sa gorge s’assécha et il se sentit devenir raide de désir. Fou. De désir.

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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Lun 25 Mar - 21:48

    Je ne veux pas qu’il sente ce qui est en train d’arriver entre mes cuisses. Je ne veux pas qu’il croit que j’ai fait exprès de l’entraîner si loin de me retrouver bloquer avec lui, pour le piéger…non…pas ça, pitié. J’ai peur qu’il croit encore quelque chose dans ce genre là et je lutte volontiers contre toute parcelle de ma chair en feu. Je ne tiendrais pas longtemps je le sais bien. Mes chaleurs ne devaient pas arriver avant un long moment mais les voilà bientôt parvenues, plus tôt que prévue, enfin je crois, je ne sais pas. J’ai encore un peu de conscience, mais dans une minute ou une heure, malheureusement, il n’y aura plus rien.
    C’est ainsi que nous nous sommes déchirés une première fois, dans mon adolescence, je ne veux pas recommencer, pitié, va chercher ce putain de bois et laisses-moi m’échapper. Ne me laisse pas avoir cette sensation terrifiée, je ne supporterais pas de te perdre, de croire que tu pourrais encore…croire des horreurs et que tu me les dises. Allez…va chercher ce putain de bois.

    J’ai chaud. Je veux son odeur encore, je la veux. Elle est à moi. Rien qu’à moi. Elle est pour moi. Depuis qu’on est enfant, il est à moi. A moi…rien qu’à moi. Bon sang, je me donne une claque mentale, essayant de me concentrer sur la viande, mais le sang sur mes lèvres, le menton. A moi…
    Le regard est posé sur lui, serein, observateur, langoureux. La bête le savait, l’homme n’en était pas sûr, mais désormais, il sent. Je peux encore résister…tu parles.

    Il se jette sur moi et j’essaye de résister, en vain. Un gémissement assèche mes lèvres quand il me tient, quand il glisse en moi ses doigts et je soupire :

    -Ambrosius…

    Je peux encore résister, tu parles. Mes mains poser sur son torse, la louve veut jouer, le pousser à bout et je griffe sa peau, la lacère, plus joueuse que violente, j’essaye de le faire lâcher, je secoue la tête embrumée par l’envie.

    -Ambrosius…ce sont les chaleurs, je suis désolé, je n’ai pas fait exprès. Je t’en prie. Je murmure ses paroles avec fièvre, suppliante, pitié ne croit pas que je l’ai fait exprès. Le corps tendus, à sa merci, je le regarde, le torse essoufflée, suppliante. Mes yeux supplient de désir. Ambrosius… J’essaye d’embrasser ses lèvres, la tête encore tenue par sa main….




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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Jeu 16 Mai - 21:33





Qu’elle soupire, qu’elle gémisse son nom le rendait fou. Il savait que quelque chose au-delà de sa simple volonté avait pris le pas. Il savait également que son désir n’était pas éloigné de cette route. Il pouvait tenter de se mentir encore, mais il avait souffert le martyr au cours des dernières semaines et des années de lutte contre ses envies n’avaient pas aidé à rendre les choses plus claires. Il avait voulu que Fay ne reste qu’une sœur, par peur et pour d’autres raisons qu’il ne savait clairement s’expliquer. Sans doute parce qu’on l’avait tant amené à détester les loups, qu’en ne sachant pas s’accepter, il ne savait en faire de même pour ses sentiments. Tout était toujours trop confus pour lui, trop brouillon. Pas comme en cet instant où il ne voulait que la posséder.

Ses griffes sur son torse ne faisaient que l’exciter d’avantage et il en devenait plus raide, si cela était possible. « Je t’en prie quoi ? » Les mots roulaient dans sa bouche comme des grondements. Ses yeux n’étaient plus que le reflet de la bête en lui. Il entoura de sa paume son sexe dressé, maintenant la louve au sol. Certes elle avait le dessus en temps normal sur lui, c’était elle l’alpha de la meute. Mais en cet instant elle pliait sous sa force, et sous sa volonté… Se délecta-t-il.

Il n’avait aucune envie d’être tendre, de la caresser et de la voir doucement possédée par le plaisir. Il avait le désir impérieux de s’enfoncer au plus profond d’elle et de s’y rependre, de laisser sa trace en elle et de la marquer. Sa louve. Lui n’avait aucune envie de jouer, c’était un désir possessif et impérieux. Il cracha dans sa paume et fit glisser sa main sur son bâton de plaisir, un grondement sourd et bestial s’échappant maintenant de son torse. Il saisit Fay à la cuisse, ses ongles devenus des griffes s’enfonçant dans sa chair alors qu’il l’obligeait à s’ouvrir pour lui.

Il s’enfonça en elle, poussant un grognement victorieux, alors que ses doigts s’emmêlaient à la chevelure blanche de sa louve et que tout en allant et venant en elle, il mordait plus qu’il n’embrassait, ses seins, ses épaules, sa nuque, sa mâchoire. Prenant appui sur un de ses coudes, il la regardait ployer sous le plaisir, sous sa possession animale. Il se répandit en elle et retomba sur son corps, essoufflé mais pas apaisé, sa verge toujours dure en elle. Étroitement enlacés ainsi, il continua à bouger en elle, la sentant se contracter autour de lui.

« Jouit pour moi ma louve… »

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Message par Fay Woodsborrow le Dim 19 Mai - 22:51


Tant d’année à vouloir, à attendre, à devenir furieuse, à ne pas supporter et il est là à me tenir, enivré par l’odeur des chaleurs, enivré par quelque chose qui le pousse à faire ça. Mon cœur s’inquiète, bat à tout rompre, furieusement terrifié à l’idée de le voir succomber pour regretter. Je ne pourrais pas le supporter, pas une fois encore…tous ces mots brutaux qu’il avait lancé à mon visage pour une faut que je n’ai pas commise, pour une erreur que je n’ai pas provoqué et pourtant je veux croire que je lis l’impatience dans son regard, de ce moment, de cet instant, d’une envie qu’il a étouffé et qu’il libère enfin.

Il gronde, je frémis. Je ne sais plus. Il a le dessus sur moi et j’ai envie de me battre pour qu’il s’impose, mais je ne peux guère bouger, soumise, comme jamais je ne l’ai été, je suis contrainte pour la première fois par une forme humaine et j’aime cette sensation avec une rage qui brûle mes entrailles. Je voudrais réfléchir, mais je ne pourrais plus bientôt. Lutter…
Lutter contre quoi ?

- Rien… La louve gronde et réclame, elle se débat, le fait exprès pour subir sa domination, il se tord, s’écartant cependant à son entrée, et mes mains se battent pour le repousser mais rien n’y fait si ce n’est l’asservissement. Les morsures plus que des baisers…pourquoi de la tendresse ? Ce n’est pas de notre nature et j’ai la sensation qu’il vit enfin notre véritable nature, sa nature…qu’on lui a offerte contre sa volonté.

Les grognements se perdent et son corps retombe sous le mien. Le corps se cambre et les hanches dans un mouvement ondulent, va et viens dirigés par l’envie puissante de le voir encore se répandre, ma propre jouissance arrachant des gémissement plaintif de désir et d’envie, alors que l’intimité déjà réveillée et nourrie cherche à nouveau la fureur de son sexe.

-Et si je dis non ? La louve veut jouer, se faire chasser comme un lapin que l’on déchiquette, il est repoussé brusquement et le corps sulfureux se redresse, à quatre patte, il l’observe, s’éloignant, les crocs de l’humaine sortie, dangereuse. Je le fixe, en grondant comme un animal, nue, provocante. Je ne sais plus réfléchir, je veux…je veux la parade amoureuse, l’obligation, la tentation.

Je me jette sur lui, mais la maitrise est inutile, le corps face au sol rugueux et poussiéreux, je me débat toujours pour le repousser…

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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Mer 12 Juin - 23:25


De sa peau, de ses baisers, de ses morsures, de son être tout entier il la marquait, la possédait et la faisait sienne. Peut-être seulement sous le regard bienveillant et indolent de la lune, leur amie et protectrice, mais ils sauraient tous deux ce qui s’était passé dans cette grotte. Ils sauraient qu’Ambrosius avait signé sa défaite au prix d’une lutte acharnée, de longues années à s’obstiner à ne pas vouloir voir ce qui pourtant était l’évidence. L’être contre l’esprit, dans une bataille sanglante et harassante. Fier comme il l’était, le loup – oui le loup… - n’aurait jamais admis à voix haute l’effet que cela lui prodiguait d’enfin laisser parler son instinct et sa nature mais alors qu’il la possédait, alors qu’il la goûtait avec tous ses sens de bête, il sentait qu’une pièce manquante s’était emboîtée en lui pour le compléter.
 
« Fay ! » Grogna-t-il d’abord de frustration alors qu’elle séparait leurs deux corps, dans ce qui lui sembla être un déchirement intense. Il se redressa sur ses genoux, le désir flambant dans ses veines alors qu’il fixait un regard fauve alourdi d’une lueur doré sur la louve. Le grondement qui monta de son torse, roula dans sa carcasse et s’extirpa de son corps était impérieux. C’était la voix du loup qui appelait sa femelle et il y avait dans cet appel une force qui l’étonna lui-même, comme s’il n’était pas tout à fait certain que cela puisse venir de lui. Pourtant il le sentit rayonner, la puissance du dominant qui coulait de sa personne et qui embaumait l’air déjà électrique de la caverne. N’importe quelle femelle aurait déjà rampé à ses pieds et il était incapable de déterminer s’il le souhaitait de la part de Fay ou s’il prenait plaisir au jeu qu’elle instaurait.
 
Il vit son bond avant qu’elle ne l’exécute, voyant la tension dans ses muscles se ramasser et il parvint de sorte à ne pas se retrouver totalement sous son emprise. Ils roulèrent dans le sable, presque aussi noir que de la terre, les corps luttant pour la dominance. L’instinct de mâle d’Ambrosius le poussait toujours à vouloir avoir le dessus sur la louve et comme ils étaient seuls dans cet échange, le loup ne se voyait pas plier une énième fois et lui présenter sa gorge en signe de soumission. Il voulait qu’elle reconnaissance sa force sur elle. Ils jouaient presque comme deux jeunes loups. Presque car leur balais était nettement plus sensuel. Comme une chorégraphie des sens, un jeu de mains érotique. Un jeu qui devint plus violent quand aucun vainqueur ne sembla se designer et qu’à l’attirance, l’envie, se mêla quelque chose de bien plus primitif et animal. La domination. Il la mordit à l’épaule et cette fois-ci le goût de son sang glissa sur sa langue et emplit sa bouche, lui faisant exhaler un grondement furieux.
 

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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Lun 17 Juin - 15:02

Des années de douleur, de lutte, de souffrance silencieuse. Pour espérer enfin le faire céder, abandonner au final, lui laisser le choix de me haïr ou de me détester. Le voir rester, revenir, rejeter, prendre et ne pas assumer. Souffrir alors, sentir le dégout, sentir le rejet, n’appréhender que le rien. Abandonner…
Abandonner et se retrouver là, essayer de ne pas se soumettre, l’empêcher d’obtenir, devenir plus louve encore que je ne le suis déjà. Sentir mon corps réclamer, ce besoin de lui, cette reconnaissance. Sentir l’odeur âpre de sa chair, avoir envie de le voir loup, de le sentir devenir loup, qu’il me reconnaisse comme sienne, n’être plus réellement Fay mais seulement sa femelle, sa louve, sans d’autre nom, sans clan, rien que lui. Oublier mon père, oublier les autres, n’être que seuls, dans cette grotte, observée de loin par la mère lune. Bienveillante et éternelle, n’avoir qu’elle pour témoin impartiale.
 
Trembler mais s’insoumettre face à son grognement, se sentir brusquement diminuée, comme privé de sa moitié. Le tenir en jouc du regard, bestiale louve, sous ces traits humains faibles, le tenir comme une louve mais ne pas désirer être l’alpha, désiré uniquement être sienne, louve et femme, qu’importe. Etre sienne uniquement.
Entendre ce féroce grognement et y répondre, appel contre appel, féroce et réciproque. Comprendre qu’il cède espérer ne pas se tromper, comprendre qu’il devient ENFIN lui-même. Le discerner et s’imprégner de son odeur. Cette odeur de mâle, de dominant qui se mêle et m’enlace à lui. Pour faire un nous sulfureux.
Jouer. N’être comme aucune autre de ces femelles, jouer, résister, et défier ! Le vouloir en mes chairs, mais se refuser à tout lui donner, trop vite, trop facilement. Résister et jouer.
 
Sauter et se battre. Faire semblant, plutôt bien. Faire comme si…
Ne pas lui laisser la possibilité d’être le vainqueur, trop vite, trop tôt, sentir son corps, sentir le sable, vouloir mordre et baiser. Vouloir le mordre.
Il ne se soumettrait pas ce coup-ci. Il n’abdiquerait pas. Les chaleurs ne peuvent pas lui laisser cette idée. La solitude de notre lutte encore moins. Pas d’autres regards que les nôtres, pas d’autres présences. Jouer et se battre.
Abdiquer.
Devenir sienne, dans un gémissement de douleur. 
 
Sentir la blessure se tordre sous ses crocs.
Sentir le sang sur sa langue.
Sentir enfin le loup, le dominant. Mon Dominant.
 
Plus un mouvement. Percée par la douleur, le corps plaqué contre le sol, je ne veux plus bouger, je refuse de le faire, contrainte, je pousse un gémissement douloureux. Le jeu n’est plus, il ne reste que l’essoufflement, le halètement d’une poitrine, un corps tremblant sous la douleur. J’essaye un instant, un bref instant de me libérer, le corps soumis pourtant incapable de le faire lâcher. Et la douleur me perce plus que de raison, je gémis, de douleur et pourtant furieusement enivré de sa chaleur et de son parfum qui bouffe mes sens avec déraison. Cette essence brute qui tombe sur ma peau. Cette essence cruelle qui me possède la première et tombe sur ma peau, signe cruel que oui, elle a tous les droits sur moi.  
Je ne bouge pls au final, incapable du moindre mouvement, j’obéis sagement, la douleur tiraille mes traits et mon esprit. Pourtant elle me plait ; plus que de raison. Je me tiens soumise et le corps part à la recherche du sien. Le bassin cherche l’autre, en des mouvements sulfureux et lascifs, je ferme les yeux.
 
C’est pire que de le reconnaitre comme mon dominant, je l’aime. Et pourtant ces morts ne franchiraient pas mes lèvres, par crainte de le faire fuir encore, le voir courir et disparaître, souffrir ; Souffrir à cette seule idée.
 
-Tu me fais mal.
 
Murmure offert, alors que le corps chancèle, murmure lascif, indécent, douloureux. Les mains soutiennent à peine l’être, alors que les bras tremblent à l’appuis sur le sol. Est-ce la douleur ? L’excitation ? La précédente plaie ? Tout ça ? Qui laisse le cops perplexe ? Je ne sais pas. Je suis sienne voilà tout ce que je sais…


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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Sam 17 Aoû - 21:36



Possessif et déraisonné, le loup est enfin réveillé. C’est comme si on lui avait apposé une muselière toute sa vie et qu’il peut enfin faire entendre son grondement bestial. Sa volonté. La lutte avec la louve est l’affirmation de sa survie, de sa présence avant d’être une preuve de son attachement. Il griffe les parois de torse à la toison de feu et déchire la peau délicate de l’homme pour ne laisser que la bête. Son haleine chaude et primaire coule sur le dos, les reins de la femelle qu’il va posséder. Ce n’est pas soumis à question. Elle est sienne et il va la prendre et se répandre en elle, marquer son territoire et la féconder. Sa louve. Le goût ferreux dans la bouche attise son appétit. Il gronde quand des mots éclatent à sa face et il répond par un grognement guttural et doux, - Pardon ma Louve. Pardon ma compagne. – avant de lécher la plaie avec application et suavité, grognant contre sa peau.

Elle ne bouge plus et il sait la lutte finie. Il n’a plus qu’à posséder et sa langue encore imprégnée du goût de son sang glisse sur sa peau diaphane. Elle est la déesse lune réincarnée, à l’épiderme argenté. Sa folle diablesse et ses rondeurs. Il glisse jusqu’à elles et la remet à genoux, mordant dans les rondeurs opaline avec appétit mais douceur. Le fruit qui excite toutes ses convoitises est offert, et il y plonge la langue, goûtant son nectar divin. C’est la vie qu’il goûte, qui gît entre ses cuisses. Il lape et dévore avec passion, torturant les chairs intimes avec adoration. C’est tout son monde qui gît au creux de ses reins.

Il se redresse et prend entre ses mains le membre avide qu’il guide au plus profond d’elle et lorsqu’il sent qu’ils ne forment plus qu’un, le loup rejette sa tête en arrière et pousse un hurlement qui résonne dans la caverne et s’échappe pour monter jusqu’à la lune, marquant sa possession. Du mouvement de ses reins il la dévore, la fait grogner et gémir et ne devenir qu’une chose suppliante à sa merci. Il ne la laisse souffler que quelques minutes avant d’être dur à nouveau et de la terrasser de plaisir, marquant sa peau de son odeur de mâle en rut, ses doigts devenus des griffes accrochés à ses hanches.

L’homme n’est plus. Lacéré par l’instinct et le plaisir. Il n’y a que la bête assoiffée qui vrille ses pupilles aux siennes, demande le soulagement de son corps dans cette lutte infinie. Sa Louve. Seule elle sait comment étancher sa soif de ce corps qu’il a si longtemps désiré. Si c’est bien celui-ci. Sa conscience est trouble et d’autres désirs viennent à lui.

« Change. » Grogne-t-il en des termes à peine humains. Le loup réclame la louve. Déjà la peau du dos craque sous la poussée de poils noirs et la mâchoire se déforme, les dents deviennent des crocs.

Le loup a enfin vaincu l’homme. Et dans une dernière lueur de conscience, l’étincelle humaine dans sa pupille s’éteint pour ne laisser que la bête.

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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Dim 25 Aoû - 16:13

La douleur, elle m’apaise autant qu’elle me rend sienne. Je m’abandonne, il m’a fait mal, j’ai envie de m’entremêler à lui. Devenir sienne, devenir la louve, qui lui appartient, depuis toujours, depuis le début de sa transformation. Etre à lui pour lui, la douleur qu’il a provoqué, ses excuses, le souffle voudrait courir avec le sien, mon corps se laisser porter par sa chaleur, s’y nouer. Je suis abandonnée à sa domination, je suis sienne, je n’ai pas d’autre maître, pas d’autre compagnon. Il ne fuira pas cette fois ? Pas vrai ? Non…il ne fuira pas. Il n’en a désormais plus le droit. Sinon je le tuerais.

Le corps ne bouge plus, je suis tienne, tu le sais, tu l’as toujours su. Le souffle est court, il glisse sur le sol de cette grotte, mon regard semble emmené vers un autre monde, plus d’humanité, simplement la marque de l’animal. Je suis sienne…

Le corps ondule dans des gémissements fiévreux, il lape et mes cuisses se referment autours de son visage, je ne veux plus me détacher de lui, de sa langue, de son corps tout entier qui me ravage l’esprit et le corps. Non, je ne veux plus….
Je suis sienne, les hanches répondent avec avidité à toutes ses attaques, je cherche sa peau, sa chaleur, inlassablement, je n’ai plus de contrôle, plus d’autres envies, mes mains cherchent son corps pour griffer, pour posséder, son sexe n’est qu’osmose aux creux du mien, l’humidité se déverse sans retenue, milles envies marquent mes gémissements, je cherche ses lèvres, je cherche à le mordre, la pupille brille, brûle…

Je deviens ce qu’il demande. La nuque se contorsionne alors que le visage se redresse vers le plafond sombre de cette caverne, la bouche devient gueule, la peau humaine se lacère, disparait, ne laissant place qu’à un pelage blanc, le souffle chaud s’échappe de mes babines, c’est une fièvre sans nom qui arrange mon esprit, les chaleurs, la passion, le désir, la bestialité.
Sous son poids, j’abdique autant que je provoque, je m’échappe pour revenir, pour ne former qu’un sous cette forme animale, première, véridique, le poid du loup m’écrase sur le sol, encore et encore, inlassablement. Le feu n’est plus que braise, les corps ne sont plus qu’amas incontrôlable, des heures, des milliers d’heures passent et s’estompent, soufflant la fièvre et les gémissements. Il baise la louve comme l’humaine, dévore les deux êtres et plus rien n’a d’importance, hormis l’abandon…

Le feu n’est qu’un vestige de braise, éclairant faiblement la caverne, les corps sont humains, encore couvert de lambeau de fourrure, de mon sein, l’un d’eux glisse et tombe, je n’ai plus de force dans le corps, la sueur sur la peau, les cheveux blanchis, nos chairs ne sont que marques. Mes dents, mes griffes, les siennes, tout le parchemin de chair qui nous compose n’est plus que cet entrelacs, je me tiens dans ses bras, sagement.
Le dos tourné à lui, contre lui, je ne dis plus rien, pas un mot, je joue simplement avec sa main, jusqu’à me glisser loin de lui, à peine, pour m’installer sur son corps.J’ai peur, encore, de dire un seul mot et de le voir s’éloigner. Une méche tombe sur mon visage alors que je suis entièrement allongée sur lui. Une moue. Cette chevelure blanche…je soupire, peste plus qu’autre chose, une moue colérique apparaissant sur mon visage alors que je me dissimule contre lui.

Simplement pour respirer son odeur.
Il sent l’animal le plus brut qu’il me soit donné de connaître, il sent le parfum de nos chairs, il est à moi. Entièrement à moi. Il ne peut plus le nier, ni l’omettre, encore moins le refuser. A moi…ce parfum, cette peau gardant mon parfum, mélangeant les nôtres. Je soupire.

-Crois-tu que la neige s’est calmée ? La voix rompt à peine le soleil. Mon corps est chaud mais le froid semble vouloir s’infiltrer dans la grotte. Je peste en me blottissant. L’idée de rester ici me plait, pour toujours. Je ne veux pas qu’il retourne au monde réel, il risquerait de se souvenir qu’il n’est pas né loup…mais il est loup.

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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Dim 25 Aoû - 16:59



Les heures nourries par les chaleurs passent et s’étirent et quelque chose est scellé chez Ambrosius alors qu’il la possède avec une passion toujours intacte malgré les orgasmes qui se succèdent et que l’envie au creux de ses reins ne meurent pas. Le Loup Noir, entité étrangère à son corps et esprit d’homme, fini par se fondre dans ses muscles et se lier à sa psyché. Bientôt il n’y a plus de marge entre lui et la bête et c’est le regard d’un fauve qui se fixe sur les hanches qu’il possède. C’est le Loup qui gronde de satisfaction alors qu’il répand sa semence dans l’antre de sa louve et la marque de sa possession. Encore et encore, accomplissant le devoir sacré du mâle. L’odeur de Fay le rend toujours aussi fou, toujours aussi impatient et il a l’impression que son sexe ne trouvera plus jamais le repos. Finalement ils gisent l’un contre l’autre, la poussière de la grotte collée à leur peau et ils reprennent leur souffle doucement.

Pour le loup ne reste que la satisfaction grondante au creux de ses reins de la savoir sienne. Tous ses muscles sont douloureux, à cause des transformations successives et aussi parce qu’il a enfin cédé à l’esprit du Loup Démon. Ses muscles sont plus toniques, sa barbe à pousser, ses couilles sont gonflées de l’orgueil du mâle dominant et dans son regard crépite le feu de l’esprit de la lune. Son regard ne retrouve pas l’azur tranquille et profond qu’il a toujours connu mais flambe d’une lueur ambrée qui caresse du regard sans embarras la croupe avachie contre ses reins. Sienne. Compagne et non sœur. Compagne. Son poitrail se gonfle de puissance et il entoure de ses bras le corps lové contre le sien, lui prodiguant caresses tendres sur sa peau enflammée par l’accouplement.

« J’en ai strictement rien à foutre. » Et sa voix couvre mal le grondement de la bête qui roule dans son torse et ne semble plus vouloir le quitter. Ambrosius se reconnaît à peine mais cela ne l’effraye pas. Une sérénité s’est emparée de lui qu’il n’a pas connue depuis des années et il sait enfin ce que c’est que d’être en paix avec sa nature. Ils pourraient se lever, laver leurs peaux dans la rivière après en avoir brisé la fine croûte de gel mais le Lycan roule sur lui-même en entraînant la louve avec lui. Consciencieusement il lèche la peau diaphane de la jeune femme, retenant ses cheveux aux reflets d’ivoire loin de sa nuque alors que sa langue s’y perd. Ses sous lèvres, les plaies se referment. Il grogne contre sa peau alors qu’il y sent leurs odeurs mêlés. Encore une fois le loup se rengorge de satisfaction à la savoir sienne. Il sait qu’elle ne pourra pas marcher parmi les siens sans que quiconque l’ignore. La faisant rouler sur le flanc, il se cale dans son dos, ses couilles pleines et quémandantes lovées contre la chaleur de son cul. Il continue sa besogne et il sait que quelque chose de nouveau prend corps en lui. Cela n’a rien à voir avec les chaleurs car ses assauts répétés les ont étouffées.

Il se guide dans l’antre interdite, bâton de chair ardent et dur comme le roc, à lui en faire mal. Encore oui. Malgré que tous ses muscles protestent dans la douleur. Il s’enfonce profondément en elle, possède entièrement ses chairs, il la sent haleter et il s’en délecte. Il l’écrase encore, de toute sa dominance. S’il est loup, il est roi en sa demeure. Il est roi entre ses reins. Il peut bien lui laisser le reste à gouverner. Tandis qu’il la pilonne, sans réelle affection mais juste pour la sentir à lui, il mord son oreille, captant ainsi son attention à travers les brumes d’un plaisir coupable.

« Au cas où tu pourrais douter encore. Tu es à moi. »

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Message par Fay Woodsborrow le Dim 25 Aoû - 17:31

Les cuisses sont emplies de lui, de sa semence, qui glisse sur la peau et s’étiole sur la chair, ne laissant qu’une forme trainante et collante de ces actes de chairs. La semence. Mes instincts m’interdisent de la laisser s’éloigner, ma nature m’ordonne de la préserver, mais lutter contre est difficile. Chaque parcelle du corps souffre mais la douleur me plait. Elle fait partie de moi depuis l’enfance, depuis toujours. Et maintenant, j’ai l’impression, enfin, de pouvoir la lui partager, de la lui faire mieux comprendre. J’espère qu’il l’aime, cette douleur, je voudrais qu’il la garde, qu’il la savoure, qu’il la désire.
Sur lui, contre lui, le regard d’ambre est animé d’un éclat terriblement lupin. Chaque mouvement, chaque respiration, chaque acte est celui d’un animal, l’humanité fausse que j’arbore à l’habitude, elle est oubliée. Loin.

Je soupire. A sa réponse, amusée. Le nez ne fait que se perdre sur sa peau. Les gestes sont lents et languissant, point de précipitation. Il y a une paresse terrible ancrée dans mes actes, je n’ai pas envie de me presser. Le dos est en souffrance délectable, la mâchoire plus encore. Je suis plus chaude que lui, beaucoup plus mais c’est étrange. Les chaleurs ne sont jamais réellement si rapidement calmée, elles sont toujours là, mais elles ne réclament pas, comme à l’habitude.
Je ris, soupire, me laissant entraîner par le corps du dominant. Sa langue ferme les blessures et je grogne, peste, je ne veux pas qu’elles disparaissent. Je veux entrer sur notre territoire en les arborant, j’essaye de le repousser, sans y parvenir, je veux ces marques. Même si celle qui témoigne le plus de sa dominance est celle qu’il a faite, il y a des années, à mon épaule.

Sur le flanc, je me presse contre lui. Sa virilité durcie tiraille mes sens, il s’enfonce, m’arrache un grognement, douleur. Mes yeux s’ouvrent, ils brillent, luisent et ma main cherche, s’aggripe à sa hanche, enfonçant les griffes dans sa peau, lui faire mal.
Pas de tendresse, pas d’affection, rien de cela n’agite mon corps qui se laisse écraser sous sa force, sa queue entre mes rondeurs, je la cherche et il me mord. La voix sulfureuse est sauvage en guise de réponse.

-Tu es miens plus encore, tu le sais ?

L’agilité pousse les deux corps en arrière, c’est lui qui est dos au sol, je ne l’ai pas laissé sortir de son antre. L’appui des jambes sur la terre permet au bassin de le faire aller venir en moi, le corps va et viens, plus de force, plus de rage, je donne, je prends, sans demi-mesure aucune. La semence qu’il a laissée en moi glisse sur lui, s’échappant de la féminité et j’en cherche encore, de ce nectar masculin. Les cuisses souffrent sous l’effort, les jambes plus encore, pourtant, entre les rondeurs interdites, sa dureté est avalée, plus férocement, mon dos tombe contre son torse, je gémis, je soupire, je grogne. Mon corps se contorsionne tandis qu’il baise encore l’entrée, pendant que je le baise en même temps, je cherche ses lèvres, je ne les trouve pas, je mords, l’arrête de sa mâchoire, sans le lâcher, sans lui laisser le droit de s’échapper sans me laisser un peu de lui entre les dents.
L’humidité s’intensifie.

-A moi…a moi. Sont les mots que je gémis entre les dents attachés à sa peau, une de mes mains à de nouveau trouver sa hanche et les griffes s’enfoncent, remontent, le marquer, miens.

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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Dim 25 Aoû - 18:21



Un grondement sourd lui échappe alors qu’elle plante ses griffes dans sa chair et prenant ça pour une invitation, il accentue les mouvements de ses hanches, la faisant feuler de plaisir. Le loup observe la louve se tordre sous les affres de plaisir et se délecte de l’odeur chauffée de sa peau, qui laisse émaner des fragrances de lui. Elle se trompe. Elle est d’avantage à lui que le contraire. Par tous les pores de sa peau, elle exhale son odeur à lui, musc masculin ayant pris possession d’elle. Il est au bord de la jouissance quand elle le fait basculer mais serrant les dents il se laisser aller au rythme qu’elle impose. Délices turbulents de leurs deux corps qui s’entrechoquent, il croit y perdre pied et quand elle scande encore et encore qu’il lui appartient, il la renverse à nouveau, glissant de ses rondeurs interdites à son antre emplie de lui et il s’y abandonne avec un râle suffisant. Sa main tenant sa virilité, il joue à l’entrée de son intimité, et fait glisser son suc au fond de son antre bouillante. Quelques allées et venues encore et il la sent se contracter autour de lui et se laisser aller à la jouissance également.

La respiration hachée, il pose sa paume contre son ventre, accueillant les soubresauts de ses muscles contre sa peau et certain d’avoir accompli sa tâche. Celle du mâle dominant censé féconder la Louve. Le calme auquel elle est maintenant assujettie n’en est qu’une preuve supplémentaire et la course du désir s’éteint peu à peu dans les veines du Lycan. Il est toujours présent mais moins primitif. Un désir d’homme en quelque sorte. Il est même étonné d’en être si certain alors qu’il a si longtemps nié son instinct. Caressant sa peau, il lève un regard tendre sur sa sœur de la lune et il va même jusqu’à se baisser pour l’embrasser autour de son nombril et taquiner sa chair tendre de ses dents sans y laisser de marques.

Câlin et ronronnant, il lape ses lèvres et les mordille, goûtant le sel de sa transpiration sur son derme. Il se fait enfin doux, grondant à son oreille et se lovant contre elle avec paresse, caresse d’un corps contre l’autre. Ses rondeurs splendides glissent sous sa langue et il grogne alors qu’il emprisonne entre ses dents un sein rond et magnifique et qu’il l’entaille de ses canines, la forçant à se cambrer. Il lape encore, lèche les résidus de leur plaisir commun, ronronnant de plus belle alors qu’il glisse entre ses cuisses, là où ses morsures ont laissé des bleus qui sont bientôt un souvenir sous son application. Peu importe qu’elle proteste, ils ne peuvent pas faire le chemin inverse en étant blessés. Surtout qu’ils n’ont de toute façon plus de vêtements et que pour affronter le froid ils devront changer à nouveau. Personne, sous cette forme, n’oserait contester sa possession car l’odeur de sa fourrure et si imprégnée de la jouissance de sa louve, qu’un humain pourrait sentir l’odeur de vice sur lui.

« J’aimerais bien être propre moi aussi. » Et il hausse un sourcil alors qu’un sourire lupin étire ses lèvres, comme si quelque chose sous sa peau avait maintenant changé. Prenant son élan, il fait claquer la croupe de Fay et y laisse la marque de ses doigts. Rouge vif contre ivoire.

« Louve occupe-toi de moi. » Gronde-t-il, ouvrant la gueule pour lui mordiller le menton.

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Message par Fay Woodsborrow le Dim 25 Aoû - 18:49

Mon intimité entoure sa virilité, il s’y abandonne encore et la sensation de sa verge dans cet antre crispe mon corps, fait feuler mes lèvres, le corps se tend entièrement, encore, il domine, j’abdique le plaisir à l’entrelacs de nos corps, c’est la chaleur de l’acte accomplie qui m’enveloppe, dans un calme étrange, jamais éprouvé, jamais ressenti, jamais partagé. Pourtant c’est avec lui que je suis, à lui, pour lui. Je soupire, quelque chose de plaintif et de tendre, je voudrais me cacher contre lui et fermer les yeux pour obtenir les battements de son cœur.
L’épuisement, la houle de notre complainte, il y a quelque chose qui s’est accomplis. Doublement. Un rire sulfureux, heureux s’étiole sur le bord de mes lèvres, la tendresse revient, se fait peu à peu possessive, ma main perdue dans sa chevelure, je le contemple. Il est mien désormais, il n’est à personne d’autre. Il n’appartient plus aux hommes…enfin. L’égoïsme de cette pensée ne vient pas même tiraillé ma conscience, c’est ainsi que je l’ai toujours voulu, depuis le premier instant où il a calmé les premières chaleurs, c’était ainsi que cela devait se terminer, ainsi que cela serait.

Sous ses baisers, je m’assagis, tendre, caline, je ne suis cependant pas entièrement calmée de mon besoin de lui. Je proteste, je cambre, je soupire. Il chasse les marques, je les veux pourtant. J’essaye de le repousser, dans une complainte de soupir, cherchant à le tenir loin de ces marques. Je ne veux pas…

Le regard insolent brillant toujours d’une lueur lupine se pose sur lui. La claque me fait rire, impétueuse, il est de ma nature de ne point trop donner de docilité. Nous serons sauvage, nous serons lutte, qu’importe. J’attrape sa main avant qu’elle ne s’éloigne, ignorant ses paroles volontiers, j’observe ses doigts, je joue avec, les portant à mes lèvres pour les embrasser, les mordiller lentement. Je me cambre, sous sa morsure au menton avant de souffler d’une œillade mutine, lupine, sauvage.

-Et s’il me plait de te savoir sans propreté ? Je ne suis pas certaine d’avoir envie de te laver. Je ris encore, ne lui laissant pas le temps de réagir, revenant sur lui, ma langue glissant doucement sur sa gorge. Cela signifierait que nous devrons rentrer. Mon souffle glisse sur son torse, se perdant dans sa toison rousse avant de venir laper son ventre, mordiller sa peau. Mais je veux bien te laver…juste ici.

Ma langue continue sa course, taquine, elle glisse le long de sa verge sommeillante et je joue, taquine, à la taquiner, à laisser mes dents sur son extrémité légèrement, je soupire, le jeu que je voulais lancer se retourne contre moi et j’oublie toute forme de parole qu’il pourrait prononcer pour lentement l’enrober entre mes lèvres….

C’est étrange…jamais aucune homme n’a eu réellement le droit à ce genre de caresse, mais ils m’étaient tous soumis. Et lui, alors que je veux jouer, je refuse la simple idée de le voir s’éloigner de ma langue et de mes lèvres. Je gémis, redressant mon regard, observant sa queue puis son regard, il y a un trouble dans mes yeux, qui se joue. Je perds raison, grogne, feule, et retourne le prendre lui empêchant toute échappatoire possible.

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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Dim 25 Aoû - 19:27



Le lycan lève le menton et gronde doucement alors qu’elle lui oppose une pupille pleine de défiance. Il connaît la fierté de la Louve mais elle est Sienne. Ce qui à ses yeux maintenant change beaucoup de choses. L’animal en lui s’attend à l’obéissance et la soumission, c’est ainsi que les choses sont supposées être. Ce n’est pas une simple bataille d’égo, mais comme une règle tacite. Il est loup Alpha et il entend protéger ce qui est à lui, soumettre à sa volonté pour y parvenir. Ce n’est pas non plus de l’injustice, l’ordre naturel des choses s’établit ainsi. C’est au final beaucoup moins compliqué que des relations humaines. Si tout le monde joue le jeu. Serrant les dents il l’observe jouer avec ses doigts, appréciant la morsure de ses dents sur sa peau. Il feule et souffle entre ses dents, se tend alors qu’elle le défie. C’était un ordre, déguisé sous une parade amoureuse et qu’elle ne n’y oblige pas de suite titille dangereusement ses nerfs. Loup colérique et impatient.

« Qui a parlé de rentrer ? » Et son grondement et si bas qu’il est à peine distinct pour lui aussi. Elle fait courir ses lèvres sur sa peau et l’espace d’un instant il joue le dominé, offrant sa gorge à la torture de ses caresses. Il la regarde louvoyer jusqu’à son intimité, et le prendre en bouche et il arc ses hanches en fermant les yeux alors qu’il laisse sa tête retomber au sol. Bingo, droit au but. Il redresse son visage pour croiser le regard de sa Louve et ses entrailles se tordent délicieusement de plaisir. C’est tellement bon qu’il doit serrer les poings, prêt à tout instant à perdre les pédales comme un jeune chiot.

« Louve… » Grogne-t-il et il ne se rend pas compte que depuis leur union charnelle il ne parvient plus à l’appeler par son prénom humain, qu’il rejette ce lambeau d’humanité alors qu’auparavant il s’y accrochait farouchement. Ses doigts courent dans la tignasse ivoire, emmêlée par les coïts successifs. La sensation de sa langue sur son sexe est si bonne qu’il laisse échapper un long soupir, gargarisme de plaisir intense. Ses muscles se contractent et son poing se referme sur ses cheveux, la guidant dans sa danse infernale. Ses dents, sa langue, ses lèvres… Elle veut le rendre fou et il s’abandonne volontiers à cette incommensurable torture. Sa main glisse sur son épaule, il la caresse amoureusement en descendant jusqu’à son poignet qu’il saisit et un brin impatient il la guide vers ses bourses gonflées, lui fait frôle la peau douce et distendue. Il se serait lassé de n’importe qu’elle femelle bien avant mais son désir pour elle semble grandir à chaque fois qu’il s’abandonne entre ses reins.

« Pile poil ce que j’attendais. » Grogne-t-il en laissant échapper un rire contenté et en s’enfonçant d’avantage entre ses lèvres.

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Message par Fay Woodsborrow le Dim 25 Aoû - 20:02

Le regard qui se glisse, lentement, sournoisement vers lui est empli d’une lueur de fierté. Mais surtout de colère. Ses mots arrachent et figent clairement l’acte, vivement, je me libère, plus vivement encore, ma main saisit sa gorge pour le plaquer au sol. Tout mâle alpha qu’il est, il oubli, qui je suis et la fierté lupine qui m’habite. Il n’est pas né ainsi, il est un jeune mâle fou d’avoir enfin compris comment marchait les choses et malgré tout l’amour que je lui porte, tout le désir, c’est sa cheffe de meute qui reprend le dessus, imposant toute sa force, imposant toute l’effigie que je suis.

-Tu te prends pour qui jeune chien ? Crois-tu qu’en quelques heures tu es capable d’être au-dessus de moi ? Réellement !

Le feu ronge ma gorge, la puissance hautaine de ma place, de ma condition, de mon rôle. La liberté animale se sent entravée. Il veut me mettre en cage ? Comme tous les autres ? Il ne veut donc que ça ? Me considérer comme n’importe quelle autre louve ? Mon cœur et mon âme de louve s’oppresse dans ma poitrine, je sers sa gorge sans être capable de me retenir. Il est donc comme tous les autres loups désormais ? Je pousse un grognement de rage le relâchant brusquement pour m’échapper de lui, mon corps craque, étrangement, j’essaie de tenir la louve, mais elle ne veut pas, les yeux comme les crocs me déshumanisent totalement.

-Tu ne veux rien de plus que les autres ? Dominer ? Pour dominer le clan ? C’est cela ? Hein ? Personne n’entrave MA LIBERTE ! Je suis la femelle Alpha ! Je suis née louve, je suis née libre, tu n’es qu’un louveteau qui se prend pour un grand.

L’animal au fond, tréfonds de moi est le seul à parler, il n’a jamais été le seul. Mais sa colère. Sa colère grandit seulement à ces mots qu’il a prononcés. Etait-ce donc la seule chose qui voulait ? Sans rien demander de plus ? La domination, l’obtention d’une femelle qu’il soumettrait. UN hurlement s’arrache de ma gorge alors que je cris vers lui, la rage…
C’est étrange. Je voulais gouter à quelque chose et ce quelque chose il voulait simplement l’utiliser pour une satisfaction, sans rien de plus. Le hurlement emplit la caverne alors que la peau tombe sur le sol, remplacé par la fourrure. Est-ce qu’il a voulu obtenir tout cela pour un Nous ou simplement un Lui ?

La louve blanche le regarde, menaçante avant de se détourner et courir. Je suis la louve Alpha, je suis libre, je n’ai personne qui ose me mettre une laisse, il a osé. Je me mets à courir, dans la neige, passant à travers les sapins, frottant le pelage pour chasser son odeur.
Mon caractère … je me suis laissé aller comme n’importe quelle femelle, j’ai cru…stupidité. L’animal le sait. Stupidité ! J’ai cru à plus que la dominance d’un loup, ce n’est qu’un jeu de possession. Serait-il donc comme tous les autres loups ? A ne vouloir qu’une chose ? Non…je préfère mourir. L’orgueil. La fierté. Qu’importe !

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Re: Be My Wolf

Message par Ambrosius Ivanov le Dim 25 Aoû - 20:52



Putain ce que c’est bon, pense-t-il et il se sent reprendre du volume entre ses lèvres habiles. Violent, le désir pulse dans ses veines et il sait qu’il ne pourra se répandre entre ses lèvres mais qu’il aura besoin de son intimité pour exploser à nouveau, se sentir en elle pour avoir la sensation d’exister. Aussi quand elle s’arrête il se met à cligner des yeux, un peu surpris, et quand une première vague de sa fureur le heurte, odeur acide qui lui fait retrousser les lèvres et montrer les dents, il n’est pas certain de comprendre ce qui est en train d’arriver. Il lutte contre la prise sur sa gorge et grogne mais sans résultat et l’insulte heurte son ego avec violence. Il est loup et l’animal en lui ne supporte pas d’être rabaissé. Le mâle peut faire bonne figure au sein de la meute mais il veut régner sur son foyer.

Il n’arrive cependant pas à imposer sa colère face à celle de la Louve et il reste perplexe devant ses accusations, ayant du mal à faire le lien entre un moment de plaisir pur et ce sursaut de fierté. Lui qui s’est si soudainement pleinement laissé dominer par l’animal en lui ne comprend pas pourquoi de son côté, lui faire du bien, semble une telle insulte pour Fay. Je ne suis qu’un homme a-t-il envie de crier mais les mots autrefois faciles à prononcer restent bloqués au fond de sa gorge. Comme s’il ne pouvait plus les dires. Il la voit changer en un éclair et disparaître et sa fuite le blesse profondément. Orgueilleux il ne peut accepter d’attendre qu’elle se calme et lui revienne, surtout que rien n’est moins certain avec Fay. Elle peut tout aussi bien disparaître et ne jamais revenir.

Quittant la grotte il lève le nez dans l’espoir de capter dans l’air son odeur mais son nez reste comme muet, comme s’il ne sentait plus rien. La question de Fay posée plus tôt trouve sa réponse. Oui il a recommencé à neiger, et même fortement et la forêt est recouverte d’un nouveau manteau blanc. Décidé, Ambrosius part dans la direction qu’il croit avoir empruntée plus tôt en sens inverse. Au bout d’un moment, quand ses membres commencent à geler et que de violents frissons le saisisse il sait qu’il s’est trompé. Il essaye d’appeler le changement en lui mais le démon loup reste insensible à son appel. C’est étrange mais il le met sur le compte de la fatigue extrême qui vient le paralyser. Il doit encore avancer et il se force à faire le prochain pas et les suivants.

Luttant dans la neige, il ne se rend pas compte qu’il est suivi. Il ne sait pas que les chasseurs sont trop malins pour interrompre des ébats en pleines chaleurs et qu’ils ont sagement attendu leur heure. La douleur qui incendie sa jambe le cloue sur place et le fait tomber à genoux et lorsqu’il essaye de se débarrasser de la flèche dans sa cuisse, elle lui brûle les doigts. Lycan, semble l’accuser le métal qui grésille au contact de sa peau et le brûle comme milles enfers.

« Putain de bête à se trimballer cul nu. » Dégoût. « C’comme si le froid l’atteignait pas… » Incrédulité.
« On devrait p’tet pas s’approcher comme ça ! » Peur. « J’voudrais bien le voir essayer de se transformer avec la flèche dans le troufion. Ca fait un bail que je me suis pas marré ! » Haine. « Putain fais gaffe ! » Stupidité et terreur. La seconde flèche atterrit en plein milieu de son torse, juste à côté du cœur et il vacille un temps, interrompant sa charge, avant de s’écrouler dans le manteau blanc qui le saisit et l’avale, le figeant de froid et de douleur. Blanc puis pourpre. La tâche sous lui s’élargit.


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Re: Be My Wolf

Message par Fay Woodsborrow le Dim 25 Aoû - 21:45

La neige tombe, trop violement, trop brusquement. Le froid a une odeur glaciale. Ma course pourtant ne parvient pas à me faire omettre ce bruit qui émane du fin fond de la forêt, il y a quelque chose. Le corps pulsant de sa force se fige, redressant la gueule lupine, l’air est profondément humecté, odeur d’homme, d’argent, de sorcier…je tourne en rond un instant, pour saisir les fragrances amenées par le vent, Ambrosius, les chasseurs, les odeurs se mêlent, s’entremêlent, je cours.

L’instinct, les odeurs, le chemin inverse est fendue à une vitesse animale. Les pattes s’enfoncent dans la neige, dévalent, les muscles poussent, s’enhardissent, les douleurs qui cerclent le corps qui n’a fait qu’aller et venir entre les formes, l’esprit rage avec fureur, cette odeur. Ils n’attendaient que cela. Je cours, fends l’air et je vois.
Le corps humain s’effondrer, le loup, qui s’effondre, le grognement plein de fureur s’arrache du fond de ma gorge et je me jette sur l’amas de chasseur. Cette fois-ci, c’est moi qui prend par surprise, trop agile, trop furieuse, l’instinct ordonne chaque mouvement. Ils lancent des sorts qu’ils se prennent en pleine face, une gorge est arrachée, un bras, un autre morceau de corps, les hurlements de douleurs se conjuguent aux grognements lupins.

Le gout du métal humain me cercle le palais. Fendille mes sens, la rage n’est pas assouvie, et même encore quand je tourne autours des corps se vidant de leur sang, je ne sais pas, plus…
Ce n’est qu’à la vue de Son corps, que la louve ne sait plus. Elle se rapproche et sent son corps en souffrance, il ne se réveille pas. Qu’est-ce que j’ai provoqué ? Un souffle plein de complainte monte du fond de ma gorge. Réveilles-toi. Je veux que tu te réveilles. Je t’en prie….

****

Despera a prit en charge le corps du loup. Ils nous ont cherché quand ils ont entendu mes hurlements. Je me suis couchée sur lui, pour protéger son corps du froid, incapable de reprendre forme humaine. Je me suis couchée, prête à me laisser mourir sur lui, c’est tout ce que j’aurais fais. Mais quand ils sont arrivés, ma meute, mon clan, je les ai laissé le prendre, je n’ai pas voulu les suivre, j’ai refusé, personne n’a essayé de m’approcher.
Couverte de sang, la fourrure vive de cette couleur, j’ai tourné autours de la falaise aux corbeaux, autours de la caverne de Despera. J’ai été vu, aperçu, des murmures ont couru mais personne n’a réussi à m’approcher. Pas même ma soumise. Personne…

Les hurlements ont été perçu du plus loin de la forêt, reproche coupable, iincapable d’être autre que la louve, incapable de vouloir être sous une autre forme, j’erre dans la forêt, je ne conjugue rien d’autre, mon corps est lacéré de griffure, de plaie, les mâles qui ont essayé d’approcher ont été rejté, brusquement violement.
Les animaux semblent s’être enfuis des alentours, seul reste un ours que je cherche et traque, comme voulant le provoquer pour que son corps me brise. Qu’est-ce que j’ai fais ?

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